Unseen

photo fair

21/09 - 23/09/18
Westergasfabriek, Amsterdam (NL) - stand #33

avec le soutien aux galeries / participation à une foire à l'étranger du CNAP - Centre national des arts plastiques

À l’honneur sur le stand de la Galerie Binome, l’artiste Thibault Brunet fête les 10 ans de la série «Vice City» commencée en 2007 et récemment éditée dans son intégralité, une étude de paysages réalisée via son avatar de jeu vidéo. Dans la suite de cette recherche sur les mondes virtuels, dont l’esthétique rappelle paradoxalement la peinture romantique allemande, il présente également «Territoires circonscrits», une autre série de paysages réalisée au scanner 3D particulièrement remarquée.

Baptiste Rabichon détourne quant à lui les scanners au rayon X de l’aéroport Paris-Orly. Dans cette atmosphère de surveillance ultra-sécuritaire, il crée des compositions libres et colorées, des épreuves chromogènes uniques qui hybrident techniques argentiques et numériques. Dans la suite de Man Ray et Laszlo Moholy-Nagy, il actualise le genre Nature Morte et pose notre nouvelle objectivité du côté d’une dématérialisation décomplexée.

Marie Clerel radicalise le photogramme avec sa pratique du cyanotype sans contact. «Sans titre (ciels)» est un drap froissé enduit de cyanotype et exposé à même le soleil, équivalent à une photographie du ciel. Tendu ensuite sur chassis, il ne reste à la surface de ce monochrome bleu, que les empreintes en trompe-l’œil des plis donnés au tissu. Autre série de photogrammes, «Dog ears» sont les empreintes en négatif des pages cornées de ses livres et romans non terminés. Une œuvre photographique à la croisée des genres artistiques, comme la série «Spéculaire» d’Edouard Taufenbach.

Remarqué à Unseen en 2017, il expose cette année des objets photographiques réalisés d’après des images d’archives de la Collection Sébastien Lifshitz. L’image source fait la part belle à l’hédonisme dans la libre expression des corps dénudés, image qu’il fractionne, démultiplie et dont il amplifie les effets jusqu’à perdre parfois le référent. En sollicitant le regard actif (du spectateur), il ranime ces photographies vernaculaires, auxquelles il joint une nouvelle dimension physique et matérielle : sous ses jeux de découpages et collages de papiers argentiques, elles revivent non pas dans ce qu’elles ont été, mais ce qu’elles deviennent comme objet de fantasme visuel.

Unseen – Galerie Binome